Volver

Piazzolla, le tango de l’exil

Compagnie Les muses nomades

De Mar del Plata à New-York, de Buenos Aires à Paris, les chemins du plus célèbre et controversé compositeur de tango sont inattendus. Dans le vent de ses pas, c’est une partie de l’Argentine qu’il a emporté. Plus il s’éloigne, plus l’évidence violente de son retour nous saisit.


INTERPRÈTES
Latin trio : Oriane Joubert – piano, Tomas Hernandez Bages – violon, Mario Castaneda Nader – violoncelle
Gaëlle Poirier – bandonéon et accordéon
Narciso Saul – guitare, chant et arrangements
METTEUR EN SCÈNE
Philippe Cohen

De la danse à la musique, il n’y a qu’une respiration, un désir… un souffle de vie.
Le temps, l’espace… le rythme qui aspire.
Une vibration, la transe… écoutez !

Après un premier concert en 2017 autour de la musique de Villa-Lobos et de Piazzolla, le Trio Latino décide aujourd’hui de se tourner entièrement vers le compositeur de tango : Astor Piazzolla. La vie controversée du compositeur argentin pose les bases de ce nouveau concert sans pour autant aller vers une rétrospective.

Ce qui interpelle, c’est le chemin parcouru et les nombreuses influences qui ont façonné l’artiste. On oublie parfois que Piazzolla s’est détourné du tango avant de le célébrer ; qu’à l’âge de 16 ans, il se sentait davantage américain qu’Argentin ; qu’en décidant de devenir compositeur, ce sont Bach, Gershwin, Bartók ou Ravel qui ont éveillé son intérêt.

Volver, c’est Revenir en espagnol.
Comment le jeune compositeur argentin est-il revenu à ses racines musicales ? De quelle manière son exil choisi a façonné le tango en profondeur pour les siècles à venir ?

Dans un XXIème siècle où les mouvements de populations sont nombreux, le Trio Latino questionne et ouvre une fenêtre sur le passé. La vague d’immigration des années 30, dont est issu Piazzolla, a engendré un foisonnement culturel sans précédent et a propulsé le tango vers la modernité.